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Le rachat de crédit concerne-t-il moins de personnes depuis les resserrements de critères ?

dans News/Rachat de crédit

Si vous avez parcouru l’un des excellents articles du numéro spécial Le Revenu du mois de mai, vous n’aurez pas manqué l’assertion d’un économistes de Natixis évoquant que « …la persistance de la crise financière et les difficultés éprouvées par les banques pour refinancer leurs crédits à l’habitat exercent une pression à la baisse sur la production de crédit« . Et bien pour ces mêmes raisons, l’univers du rachat de crédit a connu un resserrement de critères dont la conséquence est un nombre de personnes indéniablement moins concerné par les restructurations qu’auparavant en raison du refus des banques de les refinancer…

Les statuts professionnels plus précaires :

Il y a encore un an ou deux, certains statuts professionnels en dehors des salariés présentant un CDI pouvaient prétendre à un rachat de crédit. AInsi un intérimaire, un CDD ou encore un saisonnier pouvant attester d’une importante récurrence de missions au sein d’une ou de plusieurs entreprises pouvaient espérer obtenir un tel crédit à condition d’être le co-emprunteur d’un conjoint en CDI. AUjourd’hui, ces situation sont devenues beaucoup moins envisageables qu’auparavant en raison des risques considérés plus importants aujourd’hui qu’hier par les banques. Il faut d’ailleurs reconnaitre que le marché de l’emploi est mal en point comme en témoignent les récents chiffres du nombre de demandeurs d’emploi…

Les fichés :

Dans une certaine mesure, les personnes qui faisaient l’objet d’un fichage bancaire FICP pouvaient parfois obtenir un rachat de crédit à condition d’être propriétaire et de pouvoir fournir un bien immobilier en garantie. Même certains fichés FCC pouvaient dans de rares cas en obtenir. De ce côté là aussi les banques ont refermé les robinets considérant désormais que le risque est trop grand. Bien immobilier ou non, le fichage est devenu quasi rédhibitoire…

Des valeurs de bien inférieures :

Même les profils les plus intéressants par les banques sont indirectement touchés par la conjoncture et les resserrements de critères. Les propriétaires par exemple pouvaient sans problème obtenir des crédits hypothécaires en raison de l’inflation immobilière qui fleurissait il n’y a pas si longtemps dans l’Hexagone comme ailleurs. Avec le fléchissement du marché immobilier, la donne est là encore modifié : ce qui valait hier cent vaut désormais souvent 80, quand les experts désireux de ne pas faire courir de risque au prêteur ne pratique pas un abattement de 10 ou de 15 %…

Tous ces motifs réduisent obligatoirement le champ des possibilités des propects et des demandeurs…

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