Marine Le Pen obtient un prêt de 10,6 millions d’euros pour financer sa campagne présidentielle

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Marine Le Pen

Après des semaines de recherches, Marine Le Pen a finalement obtenu un prêt bancaire auprès d’une banque européenne pour financer sa campagne. La candidate du Rassemblement National qui avait « prévenu » le président Macron des difficultés financières de sa campagne présidentielle a fini par trouver un prêt de 10,6 millions d’euros, soit l’équivalent du plafond des dépenses autorisées, le nom de la banque n’a pour l’instant pas été dévoilé.

Une campagne qui soulage le parti et la candidate

La candidate du Rassemblement national (RN) à l’élection présidentielle a reçu 10,6 millions d’euros d’une banque européenne pour couvrir les frais de campagne, selon BFMTV. La nationalité de cette dernière n’a pas été dévoilée. Il y a quelques jours, sur France Inter, Marine Le Pen avait communiqué sur le fait qu’une cinquantaine de banques avaient refusé de l’aider financièrement. “Cette situation devrait choquer tous ceux qui sont attachés à la démocratie”, a-t-elle dénoncé. Notez que le prêt couvre le plafond total des dépenses que l’État peut rembourser. En effet, comme le rappelle Public Sénat, le plafond des dépenses des candidats au premier tour est de 16,851 millions d’euros, et le plafond des dépenses des candidats entrant au second tour est de 22,509 millions d’euros. « Ce prêt obtenu, vous le savez, dans un contexte très difficile de durcissement des règles de financement des campagnes et de frilosité des banques pour financer la vie démocratique de notre pays, va nous permettre d’aborder sereinement la dernière ligne droite de la campagne », ont écrit les responsables de la campagne dans un message électronique adressé à leurs militants. Pour Marine Le Pen, la question du financement des campagnes n’a jamais été un long fleuve tranquille. En 2017, elle a réussi à obtenir un prêt de 9 millions d’euros de la Russie pour sa campagne présidentielle.

Des difficultés de financement récurrentes

Le prêt permettra notamment de financer le Congrès de Reims prévu le samedi 5 février, ainsi que l’opération des “5.000 Marchés”, qui comprendra des bus et des réunions publiques qui sillonneront le pays, pour faire une campagne “aussi près des Français que possible, avec l’esprit libéré par la collecte des fonds », ont-ils souligné.

Marine Le Pen avait alerté le président Emmanuel Macron des difficultés de financement de sa campagne présidentielle. Dans sa lettre, elle regrette notamment de ne pas pouvoir faire appel aux prêts de la part de citoyens. Il est également interdit aux candidats d’emprunter auprès d’entreprises privées ou de banques non européennes depuis 2017.

Les candidats “confrontés à la quasi-impossibilité de se financer auprès des banques” devraient pouvoir être soutenus. Les candidats ne peuvent plus emprunter de l’argent auprès de banques non européennes depuis la promulgation de la loi en 2017. RN est également lourdement endetté et peine à se financer auprès des banques. Pour la campagne 2017, il a emprunté 6 millions d’euros au parti miniature Cotelec de Jean-Marie Le Pen et 8 millions d’euros à l’homme d’affaires Laurent Foucher. Le parti a ensuite prêté l’argent à la candidate Marine Le Pen. Le parti d’extrême droite a reçu un prêt russe de 9 millions d’euros lors des élections régionales et sectorielles de 2014, mais le prêt est toujours en cours de remboursement après avoir été “rééchelonné” par ses créanciers en 2020. Il s’agit d’Aviazapcast, une société russe dirigée par des ex-soldats.

En 2017, François Bayrou a proposé la création d’une banque démocratique pour contourner le rejet de certains candidats par les banques privées. Cependant, l’idée n’a jamais émergé officiellement.

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