La semaine dernière, le CAC 40 a perdu plus de 4%

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La semaine dernière, la Bourse de Paris a terminé en forte baisse de 4,22 % en rythme hebdomadaire, le solide rapport sur l’emploi aux États-Unis ne provoquant pas l’euphorie traditionnellement observée lors de la lecture de bonnes statistiques. Au lieu de cela, cela a réveillé les inquiétudes des investisseurs concernant la vigueur actuelle des prix et un ralentissement économique imminent.

En perte de 12% sur l’année 2022

La Bourse de Paris a clôturé en forte baisse de 1,73% vendredi, toujours tourmentée par les risques de récession et le resserrement de la banque centrale, clôturant sa pire semaine depuis le début du conflit en Ukraine.

L’indice phare du CAC 40 a chuté de 110,04 points à 6 258,36, sa plus basse clôture depuis le 11 mars. Pour la semaine, il était en baisse de 4,22%, sa plus forte baisse depuis début mars et les prémices de la guerre en Ukraine. Il a perdu 12,51 % depuis le 1er janvier.

Les valeurs de Paris ont commencé à être dans le rouge après le rapport sur l’emploi aux États-Unis à 14h30 GMT, une tendance à la hausse, non sans volatilité. Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance, a commenté : “La psychologie du marché est claire et le pessimisme n’a pas été aussi élevé depuis longtemps.”

Pour l’instant, cette bonne nouvelle sur l’économie tue le dernier espoir de la Fed de changer d’avis sur le prochain cycle de politique monétaire. Le département du Travail a déclaré que l’économie américaine avait créé plus d’emplois que prévu en avril, soit 428 000, contre une estimation consensuelle de 395 000. Le taux de chômage est resté à 3,6 %, proche des niveaux de février 2020.

Sur le plan macroéconomique, la production industrielle allemande s’est encore effondrée en mars, le Covid-19 et la guerre ukrainienne ayant perturbé les chaînes d’approvisionnement.

François Villeroy de Galhau, président de la Banque de France, a estimé vendredi qu’il serait “raisonnable” pour l’institution européenne de mettre fin aux taux d’intérêt négatifs “en fin d’année” alors qu’elle s’apprête à assouplir ses mesures de soutien à l’économie. L’objectif est de tenter de contenir l’inflation qui frappe la zone euro, qui s’est stabilisée à un record de 7,5% en plus d’un an en avril.

Malgré les appels à l’assouplissement des restrictions ces derniers mois, le président Xi Jinping a appelé jeudi à la poursuite de la politique du zéro coronavirus et à “réprimer résolument” tout ce qui “remet en cause” la stratégie, selon la nouvelle agence chinoise. Les entreprises exportant vers la Chine comme Pernod Ricard (-5,29% à 182,55€), Hermès (-3,16% à 1 042€), Kering (-2,76% à 457,90€) ont continué d’être sous pression.

Les trois entreprises du luxe du CAC 40 figurent parmi les quatre pires valeurs de la semaine, en baisse d’environ 10 %. Le géant de l’affichage JCDecaux a annoncé qu’il s’attend à un ralentissement de sa croissance pour le reste de l’exercice en raison des restrictions répétées en Chine. Il était en baisse de 10,26% à 17,24 euros.

Une nouvelle semaine de baisse ?

À Wall Street, le Dow Jones a mis fin à sa sixième perte hebdomadaire consécutive vendredi, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont chuté pour une cinquième semaine consécutive, la plus longue série baissière depuis plus d’une décennie.

Les marchés asiatiques sont restés sous pression ce matin alors que les exportations ont stagné et que les importations chinoises ont ralenti à leurs plus bas niveaux en 20 ans, le resserrement des restrictions d’hygiène à Shanghai et à Pékin ayant presque paralysé les économies.

L’inflation sera encore discutée cette semaine avec la publication de l’indice américain des prix à la consommation pour avril mercredi. Le consensus établi par Bloomberg est que la croissance ralentit à 8,1% en un an, après 8,5% en mars, laissant espérer un pic. Plusieurs responsables de la Fed doivent s’exprimer cette semaine, tandis que le président Biden doit faire une déclaration sur l’inflation mardi.

En Europe, l’événement principal sera la célébration de la victoire de la Russie sur l’Allemagne nazie en mai 1945. Vladimir Poutine s’apprête à prononcer un discours au cours duquel il pourra formellement déclarer la guerre à l’Ukraine, ce qui lui permettra de mobiliser des réservistes.

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