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Sur quel capital la taxation du RSA Sarkozy va-t-il porter ?

dans Finance

Le RSA « est une mesure historique de lutte contre la pauvreté », affirme l’entourage de Nicolas Sarkozy ». « On n’avait pas fait d’effort financier équivalent depuis la mise en place de la Couverture maladie universelle (CMU) par le gouvernement de gauche de Lionel Jospin (1997-2002). »

Voilà le genre d’assertion que chaque Français peut lire ces derniers jours sur internet ou bien dans la presse spécialisée. Le Remboursement de Solidarité Active (RSA), tout le monde ne parle plus que de ça ! Ce projet de financement initié par le Haut-Commissaire aux aides sociales Martin Hirsch est destiné à financer un complément de revenus aux plus démunis. L’idée consiste à terme à substituer le RSA à l’actuel RMI en revalorisant les emplois des personnes en situation précaire.

Fondamentalement, l’idée est bonne et intéressante et même si elle est critiquée par des associations telles qu’ATTAC qui la jugent insuffisantes, elle a le mérite d’être une mesure d’aide valorisante. Pour autant, il ne faut pas oublier qu’il s’agit malgré tout d’une taxation supplémentaire du contribuable, qui voit s’ajouter un impôt indirect à ses CSG et RDS actuels de sorte que cette contribution sociale supplémentaire va venir alourdir les 11 % de charges existantes. Le gouvernement Sarkozy a donc décidé de taxer les petits porteurs sur leurs placements et les propriétaires fonciers sur leurs revenus immobiliers : c’est donc le capital individuel et privé qui va être amputé et non le profit industriel à grande échelle.

N’est-il pas en soit regrettable que ces 1.5 milliards d’€uros de rentrées financières à partir du 1er juillet 2009 ne soient pas prélevés sur les profits monumentaux générés par le CAC 40 qui prévoit de battre encore des records de bénéfices en 2008 ? L’Etat a donc préféré retirer du pouvoir d’achat à une partie importante des contribuables plutôt que de taxer le gros capital industriel. C’est un choix politique clair qui laisse penser que les cadis de plus en plus chers dans les supermarchés et l’inflation en général pénalisent désormais de plus en plus les ménages qui paient tout plus cher en étant par ailleurs surtaxés. Et cet engrenage semble se poursuivre avec un Sarkozy qui continue à ménager ses amis industriels alors qu’il avait promis aux électeurs d’engager des discussions avec notamment la grande distribution…

Bref, le Français a de moins en moins d’argent et devra recourir à des financements complémentaires pour vivre décemment. Et quand il aura trop de crédits, il fera une restructuration de prêts.

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