Magazine sur la finance & le rachat de crédit

Les tarifs des banques

dans Banques/News

Dans un contexte économique tendu et même morose, les acteurs bancaires tentent par tous les moyens de limiter la « casse » en facturant divers services.

Le système n’est pas nouveau et d’aucuns pourraient penser qu’à la suite de leurs déboires les organismes financiers augmenteraient leurs tarifs : c’est à la fois vrai et faux. Faux, parce que sous la pression de la concurrence et des associations de défense des consommateurs, les prix des prestations bancaires ont semble-t-il diminué d’environ 3 % depuis 1 an. Mais c’est aussi paradoxalement vrai, car les tarifs en question revêtent désormais des apparences parfois difficiles à déceler… Chez une banque tout est calculé et ce qu’elle semble donner d’une main peut être plus ou moins repris de l’autre !

Certains affirment même que quelques organismes bancaires vont parfois trop loin à l’instar de Jean-Jacques Defaix, président de l’association d’aide contre les abus bancaires qui précise que « De plus en plus d’établissements cherchent à gagner de l’argent sur le dos de ses clients…. »

Sans donner foi à ce type d’arguments, le contexte est donc quelque peu conflictuel et les conflits d’intérêt foisonnent. Il faut dire que l’évolution du marché bancaire a été fortement conditionnée par le formidable essor d’internet créant des phénomènes de nouvelles facturations ou d’économies par le biais des services en ligne.

Ce sont précisément ces services qui font considérablement varier le coût des prestations d’une banque à l’autre. Les banques en ligne ont par exemple un accès à leur site qui est gratuit, ce qui n’est pas le cas de nombreuses banques de détail. La banque en ligne Boursorama, filiale de la Société générale, propose par exemple un compte courant dont le coût annuel incluant l’accès internet est de 11 €uros/an. A la Banque Populaire PACA, les mêmes services sont facturés 160 €uros/an… De gros écarts donc : Barclay’s facture la gestion d’un compte 40 €uros/an sans y avoir inclus l’abonnement internet. C’est la plus chère dans le domaine. A l’inverse, tout prélèvement automatique est gratuit chez cette dernière alors qu’au Crédit Mutuel du Centre, ce dernier est facturé 12 €uros par opération et même 15 €uros à la Banque Populaire d’Auvergne !

Ecarts encore et toujours dans le montant des cartes bancaires : chez Boursorama, cette dernière est gratuite alors qu’elle sera facturée 130 €uros à la BNP pour une carte visa et 60 €uros à la Banque Populaire d’Auvergne…

Tous ces exemples montrent de fortes disparités entre les prêteurs. Pour autant, les « fossés » les plus importants résident dans les « packages » bancaires. C’est produits tout-en-un qui incluent plusieurs services. La BNP a par exemple un contrat « Esprit Libre » qui comprend la carte, la livraison des chèques, l’autorisation de découverts ainsi que l’assurance perte de chéquiers ou de cartes. Il faut savoir que tous les services ne sont pas inclus dans cette facturation mensuelle qui pour une dizaine d’€uros ne comprend pas les prélèvements gratuits ou l’accès au site internet de la banque. C’est sans doute pour ces raisons notamment qu’une récente étude menée par le mensuel Capital a révélé que « Le paiement des services à l’unité est moins cher dans 80 % des cas ». Cela laisse songeur… Notons que seuls le CIC et la Barclay’s échappent à cette règle.

Une guerre est donc engagée entre les banques et leurs armes passent par les tarifs dont il faut bien prendre connaissance !

Derniers articles de Banques

commodo consequat. amet, Phasellus non accumsan nunc eget tristique
Retour en haut