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Un rachat de crédit est-il toujours possible ?

dans News/Rachat de crédit

Malheureusement les opérations de rachat de crédit ne peuvent s’adresser à tout le monde malgré les progrès auxquels les banques spécialisés ont procédés ces dernières années. Et outre certains cas caricaturaux tels que des fichages bancaires, d’autres cas de refus sont moins évidents à appréhender pour les prospects…

Il faut savoir que les banques intervenaient et interviennent parfois encore dans des cas de fichage bancaire. Les cas de FICP peuvent faire de temps à autre l’objet d’une intervention, mais à condition que les impayés ne soient pas trop nombreux et que la procédure de contentieux ou de pré-contentieux ne soit pas trop avancée s’il y en a une. Au cas où un commandement de saisie ou un commandement de payer sont d’ores et déjà enclenchées, il est souvent trop tard…Tout comme les cas de fichage FCC (interdit bancaire) qui rendent toutes opérations impossibles en raison du caractère juridique de la chose. Il faut en effet savoir que les banques n’interviennent pas dans ces cas, car en cas de litige elles n’auraient plus de droit de recours…

Beaucoup de refus sont par ailleurs générés par le statut professionnel des emprunteurs ou de l’un des deux emprunteurs. CDD et intérim sont désormais considérés avec la plus grande sévérité par les banques. Il faut une grande antériorité au sein de la même boîte d’intérim ou au sein de la même entreprise pour que les banques tiennent compte des revenus de celui qui est dans cette situation. Dans le cas contraire, seuls les revenus de celui qui est en CDI sont retenus et bien souvent les calculs d’endettement explosent…Il en va quasiment de même pour les professions libérales et pour les artisans commerçants qui ont besoin de prouver l’antériorité de leur activité (trois bilans) pour obtenir une rachat de crédits. Pour une banque, l’important, c’est la pérennité des revenus !

Enfin, d’autres cas de figure sont plus délicats. Par exemple celui du calcul du reste à vivre et de la balance que les prospects connaissent peu ou mal et qui générent de nombreux refus. Les banques ne retiennent pas dans leurs calculs d’endettement les seuls 30 ou 33 % d’endettement standard, mais aussi le critère du reste à vivre et celui du mode de consommation. Elles considèrent qu’une famille de 4 personnes doit disposer d’un certain budget une fois leur nouveau prêt et leurs impôts payés. Si tel n’est pas le cas et que le reste à vivre d’une famille est négatif, alors la banque refuse la demande même si l’endettement type est de 24 % ! Il en va de même pour les modes de consommation : si la banque considère que la restructuration n’est pas de nature à économiser suffisamment sur un budget qui fait l’objet de dépenses importantes, alors elle refusera, car elle considèrera que le client reprendra très vite de nouveaux prêts à la consommation….

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