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Crédit : les vrais resserrements de critères !

dans News/Rachat de crédit

Depuis le début de la crise financière, les médias évoquent les resserrements de critères auxquels les banques ont procédés en matière d’attribution de prêts. Le sujet est récurrent et les faits semblent apparemment avérés, mais personne ne sait au juste quels sont précisément les resserrements évoqués. Pourtant, ils concernent à peu près tous les types de crédits, du prêt immobilier au crédit à la consommation en passant par le pret relais ou encore le rachat de crédit.

Ce que les statistiques ont montré, c’est qu’un peu moins de 25 % de crédits immobiliers ont été octroyés en volume au troisième trimestre 2008 que sur le même exercice en 2007. Aujourd’hui, un prétendant sur 7 à un éventuel pret immobilier est recalé pour une raison ou une autre. Les principaux motifs de refus sont le manque d’antériorité de l’emploi, même en CDI, les débuts de carrière, les CDD, les missions d’interim ou bien tout simplement des endettements dépassant 30 % et jugés désormais trop lourds…Pourtant il n’y a pas si longtemps, les endettements tolérés après intervention pouvaient allègrement dépasser les 40 % et cela même dans le domaine de la restructuration de crédit.

Les temps ont donc bien changé et si par malheur tout est a priori ok, mais que votre apport est inférieur à 10 % ou que votre ratio hypothécaire est inférieur à la norme exigée pour par exemple un rachat de crédit ou un crédit relais, alors vous serez irrémédiablement recalé…Par ailleurs, il est un autre resserrement de crédit qui n’a pas fini de jouer des tours aux emprunteurs : celui de la valeur des taux d’intérêt. Les prêteurs s’étaient plus ou moins accomodés de la progressive augmentation des taux nominaux depuis deux ans adaptant à la fois leurs normes d’acceptation et réduisant souvent leur marge pour remporter l’affaire. Mais ceci était avant la crise financière ! Avec leurs pertes et autres dépréciations d’actifs, les banques cherchent impérativement à rationnaliser le profit et à reconstituer leur marge. Donc même si les taux interbancaires ont nettement baissé et qu’on peut encore s’attendre à des détentes de ce côté, les banques ne répercuteront pas tout de suite cet impact sur les taux proposés. Ils vont donc rester chers, ce qui handicapera d’autant les conditions de prêts en raison des calculs d’endettement qui seront défavorisés. Un taux fixe à moins de 5.5 % restera encore difficile à trouver sur une durée longue…

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