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La réforme du crédit à la consommation en Conseil des Ministres !

dans Banques/News

C’est donc aujourd’hui que Christine Lagarde présentera son projet de loi relatif à l’encadrement des prêts à la consommation appelé encore réforme du crédit à la consommation en Conseil des Ministres. En partie initiée par les travaux du sénateur Philippe Marini à la fin de l’année passée et consécutive au rapport Athling, commandé par la ministre en début d’année, la réforme du crédit à la consommation devrait certes faire l’objet de mesures d’encadrement plus draconiennes, mais elle ne semble pas forcément répondre dans les grandes lignes aux revendications des associations de protection des consommateurs.

Après des études de terrain menées notamment dans le Nord par UFC Que Choisir et dont le « Nord éclair » s’était fait l’écho, ces mêmes associations réclamaient l’interdiction pure et simple du crédit revolving jugé dangereux en raison de son caractère onéreux et renouvelable. Des idées telles que l’interdiction de la distribution et de la commercialisation de crédits à la consommation sur d’importants lieux de vente tels que les grandes surfaces avaient également vu le jour ainsi que la suppression des cartes de crédit permettant de régler soit comptant, soit à crédit…

Des idées évoquées par les associations en présence de la Ministre lors des séances de consultation, mais pas forcément retenues…Le gouvernement se doit en effet de ménager la chèvre et le chou, car interdire le crédit à la consommation sous la forme de revolving constituerait peut-être une méthode de lutte contre le surendettement, mais aussi un frein à la consommation ce dont notre économie n’a pas franchement besoin actuellement…

La réforme du crédit à la consommation devrait donc être plus modérée que ce que sollicitaient les associations et portera essentiellement sur le renforcement de l’information du consommateur et l’encadrement de la publicité. Les principales mesures devraient concerner le rallongement du délai de rétractation de 7 à 14 jours, un amortissement plus conséquent dans les mensualités des ménages ainsi qu’une utilisation beaucoup plus encadrée contractuellement de la réserve d’argent associée à une carte de crédit. L’utilisateur devra avoir exprimé contractuellement son désir d’utiliser cette dernière : elle ne sera plus actionnée de fait !

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