Le rachat de crédit en réponse au surendettement passif ?

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Sur un plan sociologique, la notion de surendettement a évolué ces dernières années passant du profil du consommateur abusant du crédit facile à celui du consommateur recourant au crédit à la consommation en raison d’un déficit chronique de revenus.

Les opérations de rachat de crédit ont été depuis plus de 10 ans maintenant l’une des réponses au surendettement des Français, mais pas pour les mêmes raisons. Auparavant, une restructuration répondait à une accumulation abusive de crédits souscrits par les ménages concernés : c’est ce qu’on appelle le surendettement actif. Depuis le début des années 2000, cette tendance a évolué. La dégradation progressive de la situation économique des ménages français a conduit nombre d’entre eux a contracté des crédits revolving et autres prêts conso par réaction à la baisse de leur pouvoir d’achat. C’est ce que l’on appelle le « surendettement passif ».

Le rachat de crédit : solution au cumul de crédits conso !

On en veut pour preuve les chiffres présentés par le rapport Athling à Christine Lagarde en début d’année et ceux de l’association française des établissements de crédits. 7 % des ménages français, à savoir les plus démunis, concentreraient la grande majorité des 44 millions de crédits conso en circulation. Sachant par ailleurs que plus de 60 % des personnes surendettées le seraient à cause du chômage, d’une séparation (problèmes de soulte) ou d’un arrêt maladie de longue durée.

Des motifs en grande partie indépendants de la volonté des personnes concernées. Cet aspect des choses a singulièrement compliqué la tâche des acteurs du rachat de crédit, car ces foyers sont souvent peu ou pas solvables et échappent ainsi aux normes de l’appareil bancaire traditionnel dont le rachat de crédit fait parti.

Il n’est en conclusion pas certain que le rachat de crédit puisse être aujourd’hui une réponse fréquente au surendettement passif, mais bien plutôt au surendettement actif !

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