140 milliards de dépenses par l’État en soutien à l’économie depuis le début de la pandémie

Coronavirus

Près de deux ans après le début de la crise du coronavirus, les experts du ministère de l’Economie ont vu plus clairement ce qu’il en coûte d’éviter un effondrement économique d’un parti politique “à tout prix” au nom du président. La facture est abyssale : plus de 140 milliards d’euros ont été dépensés en aides d’urgence aux entreprises, comme le chômage partiel et les fonds de solidarité, et même en vaccins et tests à grande échelle.

Le soutien à l’économie représente un gouffre abyssal

Dans un entretien aux Echos, le ministre des Comptes publics a apporté de nouvelles informations sur le projet de loi Covid-19. Globalement, en matière d’aide d’urgence aux entreprises, « dans les trois années frappées par la crise sanitaire (2020, 2021 et début 2022), la réponse nationale à la crise du Covid-19”, comme le Fonds de solidarité ou l’activité partielle, “ou celles qui sont mises sur la table pour des tests ou des vaccins”, s’élèvent à 140 milliards d’euros, conclut un entretien publié jeudi 20 janvier.

Si l’on fait le calcul, sur les trois années (2020, 2021 et début 2022) touchées par la crise sanitaire, la facture de ces coûts dépasse les 140 milliards d’euros. Plus précisément, le gouvernement français a dépensé 70 milliards de dollars en 2020, un peu plus de 60 milliards de dollars en 2021 et environ 10 milliards de dollars en 2022. Notons que ces chiffres ne tiennent pas compte des plans de relance ou des plans d’investissement.

Pour 2022, même si la situation sanitaire semble s’améliorer, il est encore trop tôt pour faire des prévisions concernant les dépenses qui seront engagées pour soutenir l’économie face à la crise.

Des bonnes nouvelles pour les recettes en 2021

Le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, a confirmé que les recettes de l’État étaient supérieures aux estimations fin 2021, à environ 20 milliards de dollars. “La croissance est restée meilleure que prévu, avec des revenus de l’État supérieurs de près de 20 milliards de dollars aux prévisions de la révision de la loi de finances d’octobre”.

Plus précisément, les ménages ont payé 1,6 milliard de dollars de plus que prévu en impôt sur le revenu et en impôt forfaitaire unique aux caisses de l’État sur les revenus du capital, flat tax. En premier lieu, l’impôt sur les sociétés a été le bénéfice le plus significatif, avec une rentrée d’argent inattendue de 10 milliards d’euros, tandis que la TVA a rapporté 3,6 milliards de plus que prévu.

Les recettes supplémentaires devraient permettre de maintenir les niveaux de dette publique en 2021 (l’INSEE sera calculé fin mars) entre 113% et 115% du produit intérieur brut (PIB), contre une prévision de 115,3%, a précisé Olivier Dussopt. Le déficit public finira par être “plus proche de 7%”, par rapport à la prévision d’octobre de 8,2%.

Selon ces hypothèses, un déficit de 7% du PIB représenterait un déficit public nominal de -172,8 milliards d’euros, une amélioration par rapport à la prévision de 27,6 milliards d’euros… Ceci est lié à l’augmentation des recettes publiques et à l’augmentation obligatoire des prélèvements.

Pour 2022, a précisé le ministre, “l’aide annoncée en début de mois pour soutenir la vague Omicron coûterait entre 150 et 250 millions par mois dans les conditions sanitaires actuelles”, bien en deçà des fonds engagés pour soutenir l’économie au plus fort de la crise.

Pour conclure, les fondamentaux des finances publiques profitent pleinement de la croissance, mais restent structurellement fortement dégradés, avec un redressement durable des comptes retardé après l’élection présidentielle…

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